Historique

Historique par Jacqueline Gay



« Au VIème siècle, une invasion de Normands, détruisit tous les édifices de la région située au sud de la Loire. Ils remontèrent la vallée de la Sèvre, et Azay fut anéanti par la sape et le feu. 

De l’époque mérovingienne et carolingienne, nous avons peu de choses, sinon que l’on a trouvé dans le cimetière ancien d’Azay, des pots et des urnes funéraires. L’agglomération se releva peu à peu de ses ruines, et vers l’an mille, y fut construite une église rattachée au Vicariat d’Aiffres. Au cours du siècle suivant, on l’agrandit et l’on construisit à ses côtés, de nombreux bâtiments, dont un superbe cloître, qui existe toujours. 

Si le cloître, et la nef de l’église datant du XIIème siècle, subsistent, par contre le reste de l’édifice a été modifié et reconstruit vers 1860. Pour se défendre des attaques possibles, les prieurs obtinrent le droit d’y adjoindre quelques ouvrages défensifs, visibles de nos jours. La population villageoise trouvait là un refuge en cas de nécessité. Les prieurs d’Azay, qui appartenaient aux Bénédictins de l’Abbaye Royale de Saint Maixent, étaient en même temps seigneurs de la paroisse de la valeur de 3000 livres de rente, et cela dura sans interruption jusqu’à la Révolution. 

L’Abbaye de Saint Maixent, avait sur Azay le droit de haute, moyenne et basse justice, et de viguerie. La paroisse d’Azay avait pour patron Saint Barthélémy. Elle comprenait douze villages. Il y avait deux autres prieurés dont jouissaient aussi les pères Bénédictins.L’un appelé Mons, de 300 livres, l’autre appelé Valette, de 400. 

Il y avait trois chapelles en la paroisse. L’une appelée la « Fournerie », sise dans le bourg, l’autre à l’Aunaye (Fonvérines), la troisième s’appelait « Font de bœuf » (entre Puyblin et Mautré). 

Il se recueillait dans la paroisse toutes sortes de blés, et en plus grandes quantités du seigle et de la baillarge. Il y avait quelques « assez bons vins » dans le pays, des fourrages, plusieurs noyers et châtaigniers, peu d’autres fruits naturels. Le commerce consistait en la vente de quelques bestiaux et blés. 

Cette paroisse était des meilleures et servait de logement ordinaire de quartier d’hiver pour les troupes. Il y avait deux foires qui se tenaient au bourg d’Azay, dont une très importante, le 24 Août (remplacée plus tard par une ballade qui a existé jusqu’aux environs de 1955 ( sauf pendant les années de guerre et d’occupation), où l’on vendait des bestiaux. 

Une autre, le 18 Octobre appelée « Foire aux Châtaignes » se tenait dans la prairie d’Azay (jusqu’à la fin du XVIIIème début XIXème siècle). 

Un article paru sur le journal « La Sèvre » de 1874 relate ceci : « Foire aux Châtaignes », c’est sous ce nom qu’est connue la foire qui se tient le 18 Octobre dans la vaste et belle prairie d’Azay et qui cette année à cause du dimanche a eu lieu le lendemain lundi. Peu de monde, et peu de marchandises, ce qui ne surprendra personne, sachant que toute la journée, il a plu « à ne pas mettre un radical à la porte ». « La Sèvre » était un journal Bonapartiste.

Date de dernière mise à jour : 03/05/2013